Vaccinations

Tchad, 06.03.2014
Tchad, 06.03.2014
© Samantha Maurin /MSF
Guinée, 09.02.2014
Guinée, 09.02.2014
© Ikram N'gadi/MSF
République centrafricaine, 07.02.2014
République centrafricaine, 07.02.2014
© Christian Nestler
Philippines, 28.11.2013
Philippines, 28.11.2013
© Francois Dumont / MSF
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La vaccination fait également partie des activités permettant de lutter contre la propagation des épidémies. Dans un camp de réfugiés ou de déplacés, où la promiscuité et la dégradation des conditions d'hygiène favorisent la survenue d'épidémies, l'une des priorités, dans la phase initiale d'installation du camp, est de vacciner contre la rougeole (une maladie grave dans ces conditions). 

L'objectif d'une campagne de vaccination est de vacciner au moins 90% de la "population cible", c'est-à-dire pouvant être touchée par la maladie : la vaccination de populations déplacées, par exemple, concerne les enfants de 6 mois à 15 ans ; les campagnes de vaccination en cas de méningite visent à couvrir au minimum la population des 6 mois à 30 ans.

La mise en place d'une campagne de vaccination

Une étape de préparation est indispensable avant la mise en place d'une campagne de vaccination. Les équipes de Médecins Sans Frontières se procurent des cartes de la région et les données démographiques permettant de connaître la taille de la population à vacciner et son accessibilité.

Cette étape vise également à décider de la stratégie à suivre : les équipes décideront de la mise en place d'une campagne de vaccination (c'est-à-dire sur plusieurs sites, à différents endroits et sur une même période), ou de vacciner au point d'accueil des réfugiés, dans des dispensaires ou dans les centres de nutrition mis en place par Médecins Sans Frontières.

La durée d'une campagne de vaccination doit être la plus courte possible afin d'enrayer la propagation de la maladie. Les équipes de vaccination sont formées de personnel local, médicaux, paramédicaux et personnel administratif, encadré par un responsable de Médecins Sans Frontières et un logisticien.

L'opération ne débute que lorsque tout est prêt : une interruption peut entraîner des bousculades ou des émeutes. En moyenne, un agent de santé et deux préparateurs peuvent vacciner 350 personnes par heure, soit 2000 à 2800 personnes par jour. 

La logistique et l'organisation sur le terrain

La vaccination de masse nécessite la mise en place de moyens importants :

1. Au niveau logistique

Les équipes utilisent du matériel préparé à l'avance, sous forme de "kits". Médecins Sans frontières a mis au point des kits de vaccination standardisés permettant de traiter des milliers de personnes. Ils comprennent un générateur, le matériel d'injection nécessaire, mais surtout une "chaîne de froid". Elle est un maillon essentiel des campagnes de vaccination, car elle garantit la qualité des vaccins. Une chaîne de froid est établie pour le stockage et le transport des vaccins, du stade de la production jusqu'à l'injection par le vaccinateur. A ces différentes étapes, les vaccins sont conservés entre 0 et 8° dans des chambres froides, réfrigérateurs, congélateurs, boites isothermes, glacières et porte-vaccins. La surveillance de la chaîne de froid s'opère aussi de la fabrication jusqu'à l'utilisation des vaccins, grâce à des thermomètres, cartes de surveillance de la chaîne de froid et feuilles de surveillance de la température.

Pour garantir la sécurité des injections, les vaccinateurs utilisent uniquement des seringues "auto-bloquantes", un matériel d'injection à usage unique non réutilisable. Il s'agit de la méthode la plus fiable pour éviter la contamination du personnel et des populations vaccinées. L'autre mesure de sécurité concerne l'utilisation de containers de recueil et d'incinération du matériel d'injection après utilisation.

Les vaccins sont commandés, selon le contexte, au directeur national du Programme Élargi de Vaccination, au HCR, le Haut Commissariat aux Réfugiés, pour la vaccination dans les camps, ou directement à Médecins Sans Frontières qui dispose de stocks de vaccins ou lance une commande urgente à un laboratoire.

2. Au niveau organisation

Les équipes veillent à ce que l'ensemble de la population cible soit présente sur le lieu de vaccination. Les chefs des communautés sont d'une grande aide lorsqu'ils encouragent les personnes concernées à se faire enregistrer. La télévision, la radio et les mégaphones sont les moyens les plus efficaces pour transmettre l'information. Le relais que peuvent représenter les personnels de santé locaux et les leaders religieux est également précieux.

L'organisation au siège

Des spécialistes en vaccination assurent l'encadrement, la définition, l'évaluation et le suivi des programmes, ainsi que la formation des volontaires. Les kits de vaccinations sont entreposés dans l'un des centres logistiques de l'association et font partie d'un stock d'urgence disponible dans les plus brefs délais.

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