Au cours des trois dernières années, les équipes MSF ont mis en œuvre un large éventail de solutions et d’initiatives visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre et les pratiques polluantes. Ces actions commencent à porter leurs fruits :
1. Renforcer des structures de santé grâce à l'énergie solaire et à l'efficacité énergétique
En janvier 2026, nous avons installé plus de 92 systèmes d’énergie solaire dans le cadre de nos projets, permettant d’économiser environ 500 000 litres de carburant chaque année. Cela rend les structures de santé plus autonomes et résilientes, car nous ne dépendons plus d’un approvisionnement électrique instable – ce qui est également bénéfique pour les soins prodigués aux patient·e·s. De nombreux projets ont également installé des appareils solaires, dont 26 pompes à eau solaires, 71 chauffe-eaux solaires et 53 climatiseurs solaires.
Nous isolons également nos pharmacies et nos entrepôts afin de réduire la quantité d'énergie nécessaire à leur fonctionnement, et nous remplaçons les climatiseurs de nos structures de soins par de nouveaux modèles qui consomment jusqu'à 65 % d'énergie en moins.
2. Gérer les déchets médicaux de manière plus responsable
Aujourd’hui, nous utilisons divers équipements pour mener à bien nos activités médicales à travers le monde. Tout cela génère des déchets. Une grande partie de ces déchets contient ou est composée de plastique : citons par exemple les tentes et le matériel médical à usage unique, tels que les gants, les masques, les kits de vaccination et les emballages de médicaments. Dans de nombreux endroits où nous travaillons, il est difficile de recycler ou d’éliminer correctement ces fournitures.
Notre objectif est donc avant tout de réduire la production de déchets. Dans la mesure du possible, nous rationaliseronsnotre consommation et nous nous efforcerons d'utiliser du matériel médical réutilisable, issu d'une production plus durable et/ou conditionné de manière minimale.
Nous nous efforçons également de veiller à ce que les déchets que nous produisons soient éliminés de manière plus responsable. Cela implique la mise en place de bonnes pratiques de gestion des déchets, même dans des situations d’urgence. À la fin de l’année 2025, près de la moitié de nos projets avaient mis en place des plans de gestion des déchets.
3. Faire des choix médicaux plus judicieux pour les patient·e·s et l’environnement
Partout dans le monde, les systèmes de santé s’appuient fortement sur le matériel à usage unique, et c’est également notre cas. 66 % du matériel médical que nous utilisons dans nos projets sont à usage unique. Nous visons donc à réduire la quantité de ces fournitures et à trouver des produits alternatifs lorsque cela est possible. Cela inclut les masques faciaux et les gants d’examen lorsqu’ils ne sont pas nécessaires.
Beaucoup de ces fournitures sont également fabriquées en plastique, ce qui est nocif pour les patient·e·s et l’environnement. Nous évaluons les plus de 4 000 articles à usage unique de notre catalogue afin d’identifier ce que nous pouvons changer dès maintenant et de déterminer si nous pouvons demander aux fabricants de modifier leur production.
Nous étudions également d’autres solutions plus respectueuses de l’environnement et des patient·e·s, comme le recours à des traitements par voie orale (comprimés) plutôt qu’à des perfusions, ce qui est plus confortable pour les patient·e·s et évite l’utilisation de matériel médical à usage unique. Nous souhaitons également lutter contre la prescription excessive de médicaments afin que les patient·e·s ne reçoivent que ceux dont ils ont besoin, ce qui contribuera à réduire les émissions et à générer moins de déchets. Cela permet également de lutter contre la résistance aux antibiotiques.
4. Opter pour des transports plus durables
Dans les contextes où nous intervenons, nous nous efforçons de rouler moins et mieux en utilisant, dans la mesure du possible, des véhicules moins polluants, en réduisant le nombre de trajets et en formant les conducteur·rice·s à une conduite plus économe en carburant. À la fin de l’année 2025, plus de la moitié de nos projets avaient formé leurs chauffeur·euse·s. Nous assurons également l’entretien des véhicules de manière à réduire la consommation d’huile et de carburant.
Nous nous efforçons également de réduire les envois inutiles de matériel et de médicaments par avion en améliorant la gestion des stocks et les commandes, dans le but de faire expédier la majeure partie des marchandises par bateau plutôt que par avion.