Violences Sexuelles

Honduras, 24.09.2012
Honduras, 24.09.2012
© Natacha Buhler/MSF
République centrafricaine, 31.05.2013
République centrafricaine, 31.05.2013
© Ton Koene
RD Congo, 07.02.2014
RD Congo, 07.02.2014
© Andre Quillien/MSF
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MSF a ouvert son premier projet pour les victimes de violences sexuelles lors du conflit au Congo Brazzaville en 1999. Depuis cette date, la République démocratique du Congo est en proie à une guerre civile  aux dimensions multiples , qui touche notamment les provinces de l’Est du pays.

Le programme de prise en charge des victimes de violences sexuelles (VS) mis en place par MSF à Bunia a débuté au printemps 2003. MSF apporte une aide médicale aux victimes (traitement des IST, PEP etc.) ainsi qu’un suivi psychologique, en collaboration avec des organisations non-gouvernementales. Un effort particulier a été entrepris pour favoriser l’accès aux services de santé ainsi que le respect de la confidentialité et du non jugement pour les patientes.

Le succès du soutien psychologique et l’adhésion aux traitements prophylactiques contre le HIV et les MST prouvent qu’il est possible d’offrir un traitement de base dans un contexte difficile. Ce succès devrait encourager le personnel médical qui travaille dans ce genre d’environnement à parler ouvertement de la problématique du viol. MSF et d’autres organisations ont trop longtemps ignoré  ou minimisé les violences sexuelles, pour concentrer leurs activités là où les traces laissées par la guerre étaient plus visibles.

Or la prise en charge des victimes de violences sexuelles va bien au delà des simples protocoles médicaux. Il est essentiel de constituer des réseaux dans la société civile afin que les patients puissent être référés vers les structures de santé adéquates, qui puissent garantir un accueil, un traitement et un suivi respectueux des personnes.

En 2008, MSF a reçu 15 145 patients victimes de violences sexuelles, 53% étant originaires de la République Démocratique du Congo, principalement de l’est du pays.

MSF fournit des soins de santé aux victimes de violences sexuelles comprenant :

  • Le traitement des infections sexuellement transmissibles
  • Les vaccinations Hépatite B et tétanos
  • Une prophylaxie VIH si le patient se présente dans les 72h après l’agression
  • Une contraception d’urgence si la patiente se présente dans les 120h après l’agression
  • Des soins en santé mentale
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