Rougeole

Darfour, Soudan, 10.10.2004
Enfant recevant un vaccin contre la rougeole lors d'une campagne de vaccination. Sudan, 2004

Quelles sont les symptômes de la rougeole?

Dix jours environ après le contact avec le virus, le patient développe une fièvre élevée, de la toux, un écoulement nasal et/ou une conjonctivite ainsi que des petits points blancs à l'intérieur des joues (signe de Koplick).

Après cette phase, une éruption sous forme de petites taches rouges plus ou moins en relief (maculo-papules) s'installe sur la peau, progressivement de la tête aux pieds.

La rougeole peut se résoudre sans gravité ou entraîner des complications graves si le patient est affaibli par une autre maladie (p.ex. VIH) ou s'il est malnutri. Elles sont également plus fréquentes chez le petit enfant et l'adulte.

Les complications peuvent se présenter sous la forme d'une pneumonie, d'otite, de diarrhées avec risque de déshydratation ou d'une atteinte oculaire avec risque de cécité.

Plus rarement, le virus peut toucher le système nerveux et provoquer une atteinte inflammatoire aiguë (encéphalite), celle-ci peut survenir quelques jours après l'éruption et entraîner de nombreuses séquelles neurologiques, voire le décès dans un certain nombre de cas.

Quelles sont les voies de transmission ?

La maladie est très contagieuse et se transmet par voie respiratoire (toux, éternuement) ou par contact avec des sécrétions (salive, nez).

Comment peut-on prévenir cette infection?

Il existe un vaccin contre la rougeole qui est administré de routine chez l'enfant. Une dose supplémentaire est donnée en cas d'épidémie et de facteurs de gravité (regroupement de population, VIH, malnutrition), afin de renforcer l'immunité contre cette maladie.

Les campagnes de vaccination sont très efficaces et permettent de diminuer le nombre et l'intensité des épidémies.

Comment peut-on diagnostiquer et traiter la rougeole?

Le diagnostic peut être posé sur la base des symptômes présentés par le patient.

Il n'y a pas de traitement de la rougeole en tant que tel mais on peut prévenir et traiter les complications qui surviennent.

Il faut, en effet, éviter une déshydratation en faisant boire l'enfant, et lutter contre la malnutrition en favorisant l'allaitement maternel ou en apportant des compléments nutritionnels.

On administre également de la vitamine A à tous les enfants car cela permet de diminuer les complications oculaires et la gravité de l'infection.

Des antibiotiques sont prescrits en cas de maladie sous-jacente (p.ex. VIH) ou de malnutrition, car ces patients sont à haut risque de développer une infection bactérienne secondaire comme par exemple une pneumonie.

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