12.07.2013 - Mozambique

Mozambique: Traiter le sarcome de Kaposi à Maputo

La lutte contre le VIH/sida au Mozambique est une affaire de tous les instants : environ 11,5% de la population de ce pays situé sur la côte sud de l’Afrique vit avec le virus.
Mozambique, 17.12.2012
Il s’agit d’une maladie douloureuse pour la personne affectée qui fait aussi l’objet d’une importante stigmatisation en raison des marques apparentes sur la peau.
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Nombre d’entre eux souffrent aussi de complications liées à leur maladie, comme le sarcome de Kaposi, un type de cancer qui cause de douloureuses lésions cutanées. À Maputo, la capitale du pays, MSF travaille avec le ministère de la Santé pour traiter les patients souffrant de ces types de cancer.
Dans le quartier très animé de Chamanculo, à Maputo, Médecins Sans Frontières (MSF) offre des soins gratuits aux habitants par le biais du Centre de Référence Alto-Maé (CRAM). Le CRAM joue le rôle d’établissement intermédiaire entre l’hôpital principal de la région et le centre de soins de santé primaire. Il fournit un soutien technique et des connaissances spécialisées au service de soins de santé primaire pour prendre en charge les patients atteints du VIH/sida et souffrant de complications. Ce soutien permet aussi de diminuer le nombre de cas à référer et de faire baisser la charge de travail de l’hôpital.

Le CRAM possède un service de chimiothérapie qui traite les patients souffrant du sarcome de Kaposi, un type de cancer associé au VIH qui entraîne de douloureuses lésions cutanées pouvant causer des séquelles permanentes. Il s’agit d’une maladie douloureuse pour la personne affectée qui fait aussi l’objet d’une importante stigmatisation en raison des marques apparentes sur la peau. Ces blessures sont aussi susceptibles de provoquer des surinfections pouvant causer une mauvaise odeur.

Améliorer la détection précoce

Même si le traitement antirétroviral est facilement accessible dans la capitale du Mozambique, le sarcome de Kaposi touche pourtant une bonne partie de la population infectée par le VIH dans la région. Le nombre élevé de personnes atteintes de la maladie peut s’expliquer par l’absence de détection précoce : le sarcome de Kaposi n’est souvent diagnostiqué qu’aux derniers stades de la maladie lorsque les patients se présentent aux centres médicaux avec des lésions déjà visibles et douloureuses. Améliorer la détection précoce de cette maladie, et la traiter, fait partie des priorités que s’est fixées MSF pour la ville de Maputo.

Sans le CRAM, les patients atteints de la maladie de Kaposi n’auraient d’autre choix que de se rendre aux centres de soins de santé primaire de la ville pour ensuite être redirigés vers un hôpital où ils devraient sans doute patienter pendant des heures, voire des jours, avant de recevoir des soins. Il n’est pas non plus garanti que ces hôpitaux soient équipés pour traiter pareilles complications puisque le système de santé mozambicain manque souvent de compétences spécialisées, d’équipements ou de médicaments. Le personnel médical du CRAM examine tous les mois des centaines de patients souffrant de complications liées au VIH/sida, comme le sarcome de Kaposi, d’un échec de traitement ou d’une coïnfection. Quatre cents patients atteints de la maladie de Kaposi reçoivent actuellement des soins à ce centre.

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