Kenya - Les oubliés de Somalie

Kenya, 14.04.2015
Depuis 2009, MSF offre des soins médicaux aux 105 000 habitants du camp de Dagahaley, l'un des six camps de réfugiés de Dadaab.
© Tom Maruko
Kacheliba, Kenya, 30.03.2010
Traitement contre le kala-azar à Kacheliba.
© Frederik Matte / MSF
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Une aide insuffisante et un futur incertain pour les réfugiés somaliens

Dadaab, dans l’ouest du Kenya, est le plus grand camp de réfugiés au monde avec environ 280000 résidents. Il est habité majoritairement par des Somaliens ayant fui le conflit puis le chaos qui a ravagé leur pays pendant un quart de siècle. Depuis 2009, MSF est la principale organisation médicale à Dagahaley (une des sous-parties de Dadaab), où elle gère un hôpital de 100 lits et deux postes de santé. En 2016, les équipes ont dispensé 157096 consultations, hospitalisé 8723 patients et assisté 3019 naissances. En mai, le gouvernement a annoncé la fermeture du camp d’ici novembre et les organisations humanitaires se sont alarmées que les résidents ne soient forcés de retourner en Somalie, même si l’accord mentionnait le terme « volontaire ». MSF a mené une étude en août 2016 auprès de 800 habitants de Dagahaley afin de comprendre leurs inquiétudes. Plus de 80 % d’entre eux considéraient que Dadaab est chez eux et ne voulaient pas rentrer en Somalie de peur d’être confrontés à la violence quotidienne et au manque d’accès aux soins. Sous la pression des acteurs humanitaires dont MSF, la décision a été reportée à mai 2017, mais le futur des réfugiés reste incertain.

Une maternité à Likoni

A Likoni, dans la région de Mombasa, MSF a mis en place cette année, en collaboration avec les autorités locales, des soins de santé sexuelle et reproductive. En parallèle du lancement de la construction d’une structure permanente, une solution provisoire a été trouvée avec un village en conteneurs incluant une unité chirurgicale pour les urgences obstétriques (environ 60 cas par mois). 

Se préparer et intervenir pour répondre aux urgences sanitaires

En décembre, une grève nationale des médecins a paralysé le service public, avec comme conséquence, une augmentation du nombre de patients pris en charge dans les structures soutenues par MSF.

Courant 2016, MSF a répondu aux nombreuses épidémies de choléra dans le nord-est et sur la côte, notamment en installant un centre de 120 lits à Mandera, en formant le personnel du ministère de la Santé et en distribuant des kits de traitement de l’eau à 5728 ménages. Dans le même temps, MSF a traité autour de 1150 patients souffrant du chikungunya et a distribué 2800 moustiquaires.

Par ailleurs, les faibles récoltes dans le sud-est ont conduit à une pénurie alimentaire pour 3 millions de Kenyans, dont 300 000 enfants susceptibles de souffrir de malnutrition. Même si le gouvernement a débuté des distributions d’eau et de nourriture, MSF suit les évolutions de la situation et se tient prête à intervenir en cas de besoin.

Le projet kala-azar remis aux autorités

Jusqu’en décembre 2012, MSF travaillait également auprès des Pokots, une communauté qui vit dans le district de Kacheliba, dans l’ouest du pays et qui souffre de leishmaniose viscérale, maladie communément appelée kala-azar, qui peut être mortel si le patient n'est pas traité. Le projet a été remis aux autorités kenyanes. 

Mis à jour en juillet 2017 / Chiffres du Rapport d'Activité 2016

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