Techniques de laboratoire

Mozambique, 10.04.2014
Mozambique, 10.04.2014
© Sarah-Eve Hammond/MSF
Swaziland, 10.10.2013
Swaziland, 10.10.2013
© Giorgos Moutafis
RD Congo, 25.02.2014
RD Congo, 25.02.2014
© Jeroen Oerlemans
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Un laboratoire est nécessaire pour diagnostiquer ou pour confirmer le diagnostic établi pour plusieurs maladies. Il sert également à suivre des patients sous traitement et à surveiller les effets secondaires de certains médicaments.

VIH

Détecter l’infection chez des patients via l'utilisation de tests rapides et simples en prélevant du sang sur un doigt, afin de surveiller le statut immunologique du patient en comptant le nombre de cellules immunitaires spécifiques dans le sang, de suivre la façon dont le patient répond au traitement en mesurant la «quantité» de virus dans l’organisme, et de surveiller la toxicité de certains médicaments en détectant au niveau des marqueurs les dommages causés au foie.

Tuberculose

Détecter une infection en cherchant les bacilles de la tuberculose dans les crachats, et déterminer si ces bacilles sont résistants aux antibiotiques. Il est nécessaire pour cela de faire évoluer les bacilles dans une culture bactérienne avec une présence d’antibiotiques ; cette procédure nécessite des normes de sécurité très élevées pour la protection du personnel. De nouvelles méthodes moléculaires pour détecter le génome du bacille et déterminer ainsi des résistances seront bientôt introduites.

Paludisme

Microscopie de frottis sanguin afin de détecter les parasites du paludisme, et mise en place de tests de diagnostic rapide afin de détecter une infection à partir d’un prélèvement de sang sur un doigt.

Trypanosomiase humaine africaine THA (maladie du sommeil)

Examen de populations entières au moyen de laboratoires mobiles dans des régions isolées, grâce à des tests de prélèvement sanguin sur un doigt ; confirmation d’une infection par un examen microscopique de sang spécialement traité, ou d’un produit de ponction de nœud lymphatique. Une fois que la THA est confirmée, le patient se rend au laboratoire du centre. Une ponction lombaire est réalisée (aspiration d’une certaine quantité de liquide céphalorachidien) et des trypanosomes et/ou des concentrations excessives de globules blancs sont détectés au microscope. Cela est nécessaire pour savoir si la maladie est limitée au système sanguin/lymphatique ou si elle a atteint le cerveau, le traitement étant dans ce cas complètement différent.

Leishmaniose viscérale (kala-azar)

Test de diagnostic rapide grâce à un prélèvement sanguin sur un doigt et dans certains cas, examen microscopique d’un échantillon de ponction splénique.

Ainsi que dans les cas suivants:

  • Parasitologie des selles et de l’urine nécessitant des examens microscopiques des selles et des urines afin de détecter des parasites pathologiques.
  • Transfusion sanguine dans le cadre de laquelle le laboratoire doit mesurer le contenu d’hémoglobine (« le patient a-t-il assez de sang ? ») tant du patient que du donneur de sang, réalisation de groupages sanguins et des épreuves de comptabilité sanguine croisées, test de la présence du VIH, de l’hépatite B, de l’hépatite C, de la syphilis et du paludisme chez le donneur.
  • Autres techniques, comme le test d’Emmel, pour diagnostiquer une anémie à cellules falciformes (drépanocytose), comptage des globules blancs, etc.
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