Centre de santé de Mute, dans le district de Palma, province de Cabo Delgado, au nord du Mozambique.
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Centre de santé de Mute, dans le district de Palma, province de Cabo Delgado, au nord du Mozambique.
© Sofia Minetto/MSF

Mozambique : MSF appelle au respect des structures de santé après l’attaque d’un centre de santé

Le lundi 21 septembre, lors d’une attaque contre le village de Quelimane, dans le district de Mocímboa da Praia, dans la province de Cabo Delgado, le centre de santé local soutenu par Médecins Sans Frontières (MSF) a été pillé, et des médicaments essentiels ainsi que du matériel médical ont été volés.

Les attaques contre les structures de santé et leur pillage, ainsi que le vol de médicaments et de matériel médical, ont des conséquences dévastatrices pour des communautés déjà confrontées à une vulnérabilité extrême en raison du conflit et des déplacements. Les personnes atteintes de maladies chroniques telles que le VIH/la tuberculose, l’hypertension ou le diabète voient leur traitement interrompu, mettant leur vie en danger. Les soins de santé doivent rester accessibles à toutes et tous, y compris aux personnes vivant dans des zones touchées par le conflit ou l’insécurité.

Pooja Iyer, coordinatrice générale de MSF au Mozambique.

MSF condamne tout acte de violence affectant les services de santé. Les patient·e·s, les proches aidant·e·s et le personnel de santé doivent être respectés en toutes circonstances.

MSF est présente à Cabo Delgado depuis 2019, où elle fournit une assistance médicale et humanitaire impartiale aux personnes déplacées par le conflit, aux communautés hôtes ainsi qu’aux personnes touchées par des urgences liées à des phénomènes météorologiques extrêmes. Depuis le lancement de ses activités médicales à Mocímboa da Praia en 2022, MSF n’a cessé d’élargir l’accès aux soins de santé essentiels. Dans ce seul district, entre janvier et juin 2026, les équipes de MSF ont réalisé plus de 57 000 consultations ambulatoires, pris en charge 12 000 patient·e·s souffrant d’infections respiratoires et assuré le suivi de 132 personnes diagnostiquées séropositives au VIH.