Tanzanie - Venir en aide aux réfugiés burundais

Tanzanie, 08.11.2016
Les pathologies les plus fréquentes sont le paludisme, la diarrhée et les infections des voies respiratoires, causées par des nuits froides associées à l’omniprésente p...
Situation géographique
La mission en chiffres
Collaborateurs locaux:
n/a
Collaborateurs internationaux:
16
Budget:
CHF 6'232'000
Ce lien est?...

Porter assistance aux réfugiés vivant dans des camps surpeuplés

La situation humanitaire est critique dans le camp surpeuplé de Nduta, où MSF est la principale organisation de santé. Ouvert en octobre 2015, il a atteint, en avril 2016, les 55 000 personnes (la capacité maximale initialement prévue) mais a continué à recevoir la majorité des nouveaux arrivants burundais, soit environ 10 000 personnes par mois. En décembre, pas moins de 90 000 réfugiés y vivaient. MSF assure les soins de santé primaire et secondaire en travaillant dans un hôpital réhabilité de 120 lits et dans cinq postes de santé, où 186 346 consultations ont été dispensées et 3 005 accouchements assistés durant l’année. Les équipes ont aussi amélioré l’accès à l’eau dans le camp en distribuant 180 000 litres par jour. Promotion de la santé et soutien psychologique ont également été assurés auprès des populations.

Dans le camp de Nyarugusu, MSF a continué, en 2016, le déploiement de cliniques mobiles et mis en place un programme nutritionnel dans l’hôpital, en coordination avec la Croix-Rouge tanzanienne. Le paludisme est la principale cause de mortalité chez les enfants de moins de dix ans dans les camps et le risque de transmission est encore accru par les mauvaises conditions de vie et la surpopulation. Fin mars, les cliniques mobiles ont donc été remplacées par des postes de santé spécialisés dans le traitement du paludisme, et 46 383 consultations ont été dispensées pour cette maladie. L’organisation a également mis en place une salle d’urgence et de stabilisation de 40 lits. En seulement quatre mois, 1847 patients y ont été reçus. Certains réfugiés ayant subi des traumatismes émotionnels, la santé mentale est une activité importante du projet et 82 360 personnes ont également assisté à des séances de promotion de la santé. Après avoir mené des activités pour améliorer l’accès à l’eau, MSF a finalement remis ce volet à un partenaire.

MSF craint que l’état de santé déjà dégradé des réfugiés ne se détériore davantage à cause des coupes budgétaires et du manque de financement qui en résulte. MSF a lancé plusieurs appels aux autres acteurs humanitaires pour que le niveau d’assistance soit augmenté dans les camps.

Mis à jour en juillet 2017 / Chiffres du Rapport d'Activité 2016

Partager
Pays d'intervention
S'abonner à la newsletter
S'abonner à la newsletter
Rester informé

S'abonner