Kirghizistan - Tuberculose résistante

Kirghizistan, 14.01.2015
MSF est la seule organisation internationale à mettre en place des programmes de prise en charge de la tuberculose résistante au Kirghizistan.
© Pierre-Yves Bernard/MSF
Kirghizistan, 14.01.2015
MSF a également développé un soutien psychosocial aux malades pour les aider à poursuivre un traitement aux effets secondaires lourds.
© Pierre-Yves Bernard/MSF
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Améliorer l’accès aux traitements antituberculeux dans la province d’Osh

Le Kirghizistan continue à souffrir des conséquences d’un système de santé inadéquat et sous-financé. La prévalence d’une forme de tuberculose résistante aux médicaments (TB-R) reste très élevée et, à l’heure actuelle, de nombreuses personnes peinent à accéder gratuitement à un traitement de seconde intention quand les premiers médicaments ne font pas effet. Ce dernier peut durer jusqu’à deux ans et comporte de lourds effets secondaires. L’objectif principal de MSF dans le pays est de favoriser la décentralisation des soins, afin d’être au plus près des patients et ainsi améliorer l’adhésion au traitement, essentiel dans la lutte contre la pandémie.

Dans le district de Kara-Suu, dans la région d’Osh, le taux de tuberculose est parmi les plus élevés du pays. En 2016, MSF a dispensé des soins ambulatoires aux personnes souffrant de tuberculose dans les villages, leur permettant de rester chez eux pendant le traitement et limitant ainsi le temps passé à l’hôpital. Les personnes atteintes pouvaient se rendre chaque mois à des consultations médicales au sein des trois cliniques publiques soutenues par MSF. Ces consultations incluaient également la santé mentale, ce qui apporte aux patients un soutien psychologique essentiel face à la pénibilité du traitement. Des contrôles médicaux étaient en outre effectués au domicile des patients qui n’étaient pas en mesure de se rendre à l’hôpital. Lorsque leur état nécessitait une hospitalisation, les patients atteints des formes les plus graves de la maladie ont été pris en charge à l’hôpital de Kara-Suu, qui dispose de 40 lits. L’hôpital d’Osh a également été soutenu par l’organisation pour le suivi des patients. 

Réplication du modèle de décentralisation des soins

MSF a aussi continué la formation du personnel sanitaire sur la prise en charge de la TB-R. Après plusieurs années de discussions avec le ministère kirghize de la Santé, la stratégie de décentralisation du traitement de la TB-R est désormais un axe clé au niveau national. En 2016, MSF a travaillé à la préparation d’essais cliniques dans le cadre du projet « En finir avec la TB» visant à améliorer la prise en charge de la TB-R et à mettre à disposition des traitements moins toxiques et plus courts dans tout le pays. Cet espoir majeur devrait se concrétiser dans le courant de l’année 2017.

Maladies chroniques et pollution environnementale

Dans le district de Batken au sud-ouest du pays, MSF a lancé en décembre un projet en vue de pallier l’incidence élevée de maladies chroniques, probablement causées par la pollution environnementale des industries d’extraction minière de la région.

Huit ans aux cotés des prisonniers de Bichkek

Le projet de diagnostic et de prise en charge de la tuberculose dans une prison de Bichkek, géré par MSF depuis 2006, a été remis en 2014 au Comité International de la Croix-Rouge, au ministère de la Santé ainsi qu’aux autorités pénitentiaires kirghizes. En effet, les progrès réalisés dans la prise en charge de cette maladie en prison justifiaient pleinement le retrait de MSF. En huit ans d’intervention, MSF a suivi plus de 3 000 patients.

Mis à jour en juillet 2017 / Chiffres du Rapport d'Activité 2016

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