Honduras - Violences urbaines

Honduras, 25.08.2014
La capitale Tegucigalpa est l’une des villes les plus violentes au monde et les meurtres, enlèvements et viols y sont le quotidien des habitants.
© Isay Pereyra/MSF
Honduras, 24.08.2014
En 2014, MSF a pris en charge 779 victimes de violences, dont 527 victimes de violences sexuelles.
© Ilse Casteels/MSF
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Situation géographique
Honduras
La mission en chiffres
Collaborateurs locaux:
37
Collaborateurs internationaux:
2
Budget:
CHF 1'160'000
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Soigner les victimes de violences sexuelles

Le Honduras est marqué par des années d’instabilité politique, économique et sociale. Le trafic de stupéfiants, les gangs, la prolifération d’armes à feu et la faiblesse du système judiciaire en sont quelques exemples. Les violences sexuelles sont très répandues et les besoins médicaux, psycho- logiques et sociaux de la population sont très importants.

Ciblant les personnes exposées aux violences, plus particulièrement celles à caractère sexuel, le projet de « service prioritaire » s’est poursuivi à Tegucigalpa et Comayagüela, les deux villes jumelles qui composent la capitale du Honduras, peuplée de 1.5 millions d’habitants. Dans le pays, il n’existait pas de services adaptés pour celles et ceux qui, surmontant la peur des représailles, venaient chercher de l’aide dans les structures de santé. En collaboration avec le ministère de la Santé, ce programme propose une aide médicale et psychologique d’urgence aux victimes. Ce service gratuit et confidentiel est disponible dans deux centres de santé, dans le bureau du procureur et à l’hôpital principal de Tegucigalpa. Les soins médicaux après un viol comprennent une prophylaxie post-exposition visant à protéger des infections au VIH/sida ainsi qu’une protection contre les autres maladies sexuellement transmissibles et le tétanos. Les soins de santé mentale incluent, quant à eux, un premier soutien psychologique puis des thérapies de groupe. En 2016, MSF a pris en charge plus de 900 victimes de violence, dont 561 agressées sexuellement ; les équipes ont, par ailleurs, mené 1 830 consultations psychologiques individuelles.

Afin de sensibiliser sur les conséquences des violences et informer les femmes et les jeunes filles de l’existence de ce programme, MSF dispense des formations aux équipes médicales et aux personnels d’autres organisations dans des écoles ainsi que des centres sociaux. A travers ce travail de proximité, le lien avec les communautés locales a continué à progresser.

La pilule du lendemain reste interdite au Honduras malgré les débats au Congrès autour de la réhabilitation de la contraception d’urgence. Afin d’assurer un accès aux soins pour les victimes de violences sexuelles, y compris à la contraception d’urgence, MSF poursuit son travail de plaidoyer.

Faire de la prévention contre le virus Zika

MSF a également participé aux activités qui améliorent le contrôle du moustique Aedes, responsable de la transmission du virus Zika, de la dengue et du chikungunya. Des analyses ont été menées pour collecter des données, et un travail d’information auprès des communautés a été effectué pour expliquer la fumigation et les autres méthodes pour contrôler la prolifération du moustique.

Mis à jour en juillet 2017 / Chiffres du Rapport d'Activité 2016

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