Cameroun - Refugiés des violences

Cameroun, juin 2014
Réfugiés centrafricains au Cameroun, juin 2014
© Daniel Barney
Cameroun, 15.11.2012
En 2012, MSF a dû à nouveau intervenir dans la région suite à d’importantes inondations qui ont déplacé des milliers de personnes...
© Armony Mangin/MSF
Cameroun, 19.08.2011
Le «pavillon Buruli» d'Akonolinga
© Alberto Masias
Cameroun, 19.08.2011
MSF est l’une des premières ONG à avoir introduit les traitements antirétroviraux contre le VIH/sida dans le pays.
© Alberto Masias
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Situation géographique
Cameroun
La mission en chiffres
Collaborateurs locaux:
605
Collaborateurs internationaux:
33
Budget:
CHF 13'244'000
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Soins de santé pour les personnes déplacées par les attaques de Boko Haram

Les affrontements entre le groupe Boko Haram et l’armée nigériane ainsi que les attaques contre les civils dans l’Etat de Borno, dans le nord-est du Nigeria, poussent des milliers de personnes à fuir leur foyer en quête d’un lieu sûr.

Les camps de Minawao et Gawar, dans la région de l’Extrême-Nord, comptent plus de 40 000 personnes réfugiées. Dès février 2015, les équipes ont mis en place des soins de santé primaire dans ces camps. Le choléra, maladie endémique au Cameroun, cause des épidémies presque chaque année et la précarité des conditions de vie dans le camp rend les réfugiés particulièrement vulnérables. En août, MSF a entamé une campagne de vaccination massive visant à protéger 58 430 nigérians et camerounais. De plus, 14 600 femmes en âge de procréer ont été vaccinées contre le tétanos et tous les enfants de moins de cinq ans dépistés pour la malnutrition. MSF a aussi soutenu le centre de réhabilitation nutritionnelle intensif et l’unité pédiatrique de l’hôpital de Mokolo. Dans ces régions désertiques, les équipes ont réalisé un travail logistique considérable pour fournir suffisamment d’eau potable aux réfugiés.

A Mora, ville frontalière avec le Nigéria, l’organisation a apporté un appui pédiatrique et nutritionnel. Des soins de santé primaire ont aussi été prodigués dans  deux structures de santé à Mora et Kourgi.

Lors des attentats de juillet 2015, MSF a appuyé la prise en charge d’environ 200 blessés à l’hôpital régional de Maroua. Les équipes ont aussi apporté un soutien chirurgical, pédiatrique et nutritionnel à l’hôpital régional de Kousséri, à la frontière tchadienne. Elles ont également fourni un support nutritionnel dans trois centres de santé de la ville ou des dizaines de milliers de personnes fuyant les violences avaient été dispersées.

Venir en aide aux réfugiés de la crise centrafricaine

En 2014, le conflit intercommunautaire en République centrafricaine a poussé des centaines de milliers de personnes à fuir leur pays. Près de 135 000 réfugiés sont arrivés au Cameroun.

Jusqu’à la fin du mois de juin 2016, MSF est restée dans la région de l’Est pour leur venir en aide. Dans les villes de Garoua-Boulai, Gbiti et Batouri, des soins médicaux, nutritionnels et un soutien psychologique ont été offert aux réfugiés ainsi qu’aux communautés les accueillant. La majorité des patients pris en charge souffraient de malnutrition, paludisme et d’infections respiratoires. Durant l’année 2015, 1 270 enfants malnutris ont été pris en charge dans le centre nutritionnel ambulatoire de Gbiti tandis que plus de 1 240 ont été référés au centre nutritionnel thérapeutique de l’hôpital de Batouri.

Fermeture du «pavillon Buruli» d'Akonolinga

Le projet de prise en charge de l’ulcère de Buruli à Akonolinga a été remis au ministère de la Santé en juin 2014. Le pavillon Buruli prenait en charge les nombreuses personnes de la région souffrant de cette infection chronique de la peau qui fait partie des maladies négligées. L’offre de soins comprenait un laboratoire de diagnostic, des traitements antibiotiques, le pansement des plaies, la chirurgie et des séances de physiothérapie. L’organisation aura fait évoluer les pratiques médicales, adapté les protocoles de soins et amélioré la prise en charge des patients atteints de plaies chroniques et d’ulcère de Buruli. Au total, plus de 1 400 patients auront été soignés de cette infection à Akonolinga depuis 2002 et plus de 43 000 personnes ont été sensibilisées à la maladie. MSF aura aussi lutté au niveau local, national et international pour faire sortir cette maladie de l’oubli. Les Hôpitaux Universitaires de Genève se sont engagés à poursuivre la formation des étudiants en médecine camerounais sur le traitement des plaies chroniques, y compris l’ulcère de Buruli.

Passation du projet pilote contre le VIH/sida à Douala

Par ailleurs, MSF a été l’une des première ONG à lutter contre la pandémie de VIH/sida au Cameroun, une maladie qui touche près de 5% de la population adulte. Après 13 ans de travail de fond pour une amélioration constante de la prise en charge des patients séropositifs et la modification de protocoles, l’organisation s’est retirée de ce domaine en avril 2013, remettant au ministère de la Santé le dernier projet qu’elle menait à Douala.

Réponse aux catastrophes naturelles et aux épidémies

Les équipes se tiennent prêtes à intervenir en réponse aux urgences dans le pays. En 2012, des équipes avaient été déployées dans les régions du Nord et de l'Extrême Nord du Cameroun pour faire face à une épidémie de rougeole, puis quelques mois plus tard, MSF avait dû à nouveau intervenir suite à d'importantes inondations qui ont déplacé des milliers de personnes dans le nord du pays.

Mis à jour en août 2016 / Chiffres du Rapport d'Activité 2015

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