Le VIH/sida: les traitements antirétroviraux
Le traitement du VIH/sida repose sur des médicaments antirétroviraux (ARV) qui diminuent la multiplication du VIH en bloquant la progression de la maladie sans toutefois éradiquer totalement le virus. Chez la plupart des patients, même à un stade avancé, le virus arrête de se multiplier, l'immunité augmente et la maladie régresse.
Le VIH/sida: le traitement
Les personnes vivant avec le VIH/sida (PVVS) sont pris en charge de manière globale, mais les maladies opportunistes qui se présentent avec l’immunodépression doivent être traitées spécifiquement. Ces maladies sont dites opportunistes parce qu’elles profitent de l’altération des défenses du corps pour se manifester. Parmi elles, la tuberculose est une des maladies qui tue le plus de PVVS. Des traitements adéquats peuvent cependant améliorer l’état de santé de ces personnes. Des médicaments anti-infectieux prophylactiques (antibiotiques) peuvent également être prescrits à certains stades de la maladie afin de prévenir les infections opportunistes.
Néanmoins un traitement spécifiquement dirigé contre le VIH est possible et celui-ci repose sur des médicaments antirétroviraux (ARV) qui diminuent la multiplication du VIH. Après quelques mois de traitement le virus peut redevenir pratiquement indétectable dans le sang, et on assiste à une augmentation de l'immunité. Si le traitement est pris de manière régulière (le patient est alors considéré « adhérent ») la réponse aux ARV peut durer plusieurs années. Malheureusement, les résistances du virus face à ces médicaments sont de plus en plus nombreuses, rendant le virus de plus en plus difficile à contrer; quand les premières ARV utilisés ne sont plus efficaces, un deuxième groupe peut être proposé mais ses coûts sont plus élevés et l’adhérence est plus difficile à atteindre.
Le VIH/sida: la prise en charge intégrale
Un suivi attentif des PVVS est nécessaire pour assurer le succès du traitement, et pour cela des vérifications sont organisés de manière périodique. Lors de leurs visites dans les structures de santé, les PVVS subissent un examen médical et ont des entretiens avec des conseillers qui leur expliquent le traitement et leurs donnent des conseils pour maintenir une bonne adhérence. S’ils en ressentent le besoin, ils peuvent également recevoir un appui psychologique en consultant des professionnels.
Des tests en laboratoire sont également nécessaires pour assurer le suivi du patient afin de contrôler l’évolution de la maladie. En effet la détermination du nombre de lymphocytes totaux et plus particulièrement des lymphocytes T CD4 permet de définir le niveau d'immunité du patient. Malheureusement le comptage des CD4 n'est pas possible dans de nombreuses régions défavorisées ou isolées. Pour mieux contrôler l’efficacité du traitement, il serait nécéssaire de mesurer la charge virale (c'est-à-dire la quantité de virus dans le sang),mais ce test est très rarement disponible et toujours trop cher dans les pays à ressources limités (PRL).




