20.01.2010

Urgence Haiti - un blog de MSF - Ch. 2

Lundi soir, Port-au-Prince, Haiti
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À l’extérieur de l’hôpital, à l’ombre d’un arbre, Eliane Mansur, une chirurgienne brésilienne, s’occupe d’un patient qui a un pied cass&...
© Julie Rémy
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Les soins médicaux se poursuivent sous des tentes devant ce qui était autrefois l’hôpital de traumatologie et le centre de réhabilitation de La...
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20100120 isabelle jeanson

Eindrücke aus Haiti - Port-au-Prince nach dem Erdbeben. MSF-Mitarbeiterin Isabelle Jeanson schreibt aus Haiti.

Hier, j’ai visité l’hôpital de la Trinité. Un petit bébé, de 18 mois environ, était couché sur le côté, dans son lit : son bras droit avait été amputé et était recouvert de bandages. L’aide-soignant m’a raconté ce qui lui était arrivé, une histoire triste et miraculeuse à la fois. La petite était hospitalisée à la Trinité quand la terre a tremblé, détruisant en partie l’hôpital.

Ce bout de chou a survécu alors que les murs et le sol en béton s’étaient effondrés et elle a pu être sauvée des décombres. Nous ne savons pas où est sa mère et la petite n’a probablement plus de famille.

Quelques personnes vendent à présent de la nourriture sur des marchés de fortune. Le trafic reprend dans les rues et on entend à présent régulièrement le bruit des hélicoptères qui survolent la ville. Les organisations humanitaires sont de plus en plus visibles. Des camions et quelques grues sont à pied d’œuvre dans la ville. Nul ne sait cependant combien de temps il leur faudra pour sortir des décombres les nombreuses personnes disparues.

Sur une civière, j’ai aperçu un homme blessé par balle. Deux médecins sont immédiatement intervenus, vérifiant dans un premier temps s’il était conscient et ensuite, s’il sentait encore ses bras et ses jambes.

Même si la balle a transpercé son cou, les médecins ont estimé qu’il était «opérable», c’est-à-dire que l’équipe pourrait vraisemblablement lui sauver la vie malgré la précarité de la salle d’opération (dans ce cas-ci un conteneur). On ne sait pas ce qui lui est arrivé exactement.

Lorsqu’ils quitteront l’hôpital, la vie de ces patients sera tout à fait différente. Beaucoup auront été amputés – c’est malheureusement la seule solution qu’il nous reste tant les membres ont été écrasés et réduits en bouillie.

Un collègue, dont c’est la quatrième mission, m’a fait part de son étonnement et de son admiration. Il ne savait pas que MSF avait les capacités nécessaires pour organiser les ressources humaines, la logistique et l’encadrement nécessaires dans ce type d’urgence.

Mais le plus étonnant pourtant, c’est qu’ici, tout le monde, même notre personnel haïtien, n’a qu’un seul et même objectif ces jours-ci: sauver un maximum de vies.

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