25.03.2014 - République centrafricaine

Regain de violence à Bangui: MSF prend en charge 38 blessés

Du 22 au 24 mars, la tension est encore montée d’un cran dans la capitale centrafricaine. Des tirs nourris d’armes automatiques et des jets de grenades ont eu lieu aux alentours des quartiers PK5 et PK12.
Bangui, République centrafricaine, 03.02.2014
Suite à ce pic de violence, MSF a pris en charge 38 personnes blessées. Trois sont morts des suites de leurs blessures.

Suite à ce pic de violence, Médecins Sans Frontières (MSF) a pris en charge 38 personnes blessées. Trois sont morts des suites de leurs blessures. 

Depuis plusieurs semaines, des milliers de musulmans sont piégés dans ces quartiers protégés, tant bien que mal, par les forces internationales.

«Ces nouveaux affrontements sont la preuve que nous ne somme toujours pas revenus à une situation normale et que, malgré la présence des troupes armées internationales, les violences continuent» explique Hakim Chkam chef de mission de MSF en RCA. «Suite à ces affrontements, MSF a pris en charge 38 blessés. La plupart souffraient de plaies par balles, armes blanches et éclats de grenade».

Des ambulances pour le transport des blessés vers l’Hôpital

Un système d’ambulances a été mis en place pour transporter les patients des quartiers enclavés de PK5 et PK12 vers l’Hôpital Général de la ville où MSF soutient la prise en charge des urgences chirurgicales. Mais le niveau d’insécurité réduit la possibilité de transférer des blessés et entrave le déploiement des secours.

De même, les équipes présentes dans le camp de l’aéroport international de M’Poko, situé non loin du quartier de PK5, ont dû travailler en équipe réduite et n’ont pu mener qu’une partie de leurs activités régulières. Suite aux violences, 15 blessés ont été pris en charge en 24 heures. Trois cas plus graves ont dû être référés vers l’Hôpital Général. Par contre, les consultations médicales ont dû être suspendues en début de semaine alors que 60 000 personnes sont toujours regroupés dans ce site de déplacés où les conditions sanitaires restent dramatiques.

«Chaque regain de violences génère un retour des personnes vers les camps et de nouveaux déplacements de population» alerte Hakim Chkam. Une équipe MSF s’apprête donc à évaluer la situation des personnes qui auraient fui ce dernier pic de violence pour se réfugier dans les quartiers de St Jacques, Bimbo et Carrière, au sud de Bangui.

MSF est présente en RCA depuis 1997 et mène actuellement 7 projets réguliers (Batangafo, Carnot, Kabo, Ndélé, Paoua, Bria et Zémio) et 8 projets d'urgence (Bangui, Berbérati, Bouar, Boguila, Bossangoa, Bangassou et Bocaranga ainsi que des cliniques mobiles dans le Nord-Ouest du pays). Plus de 300 expatriés et plus de 2 000 employés nationaux travaillent actuellement pour MSF en RCA. Des équipes MSFmènent des activités de secours pour les réfugiés centrafricains au Tchad, au Cameroun, en République Démocratique du Congo et au Congo-Brazzaville.

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