14.01.2014 - République centrafricaine

MSF prend en charge 15 nouveaux blessés à l’hôpital Castor

Samedi dernier, trois grenades ont explosé près de l’hôpital Castor de Bangui, blessant une quinzaine de personnes traitées immédiatement par le personnel de MSF.
Castor Hospital, Bangui, République centrafricaine, 13.01.2014
A Bangui on estime que la moitié de la ville est déplacée par le conflit.
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Une des grenades a accidentellement explosé dans l’enceinte de l’hôpital, blessant légèrement un membre de l’équipe MSF. Le calme n’est pas encore revenu dans la ville de Bangui ; les tirs d’artillerie et les combats incessants ont provoqué des mouvements de panique dans différents endroits. On estime que la moitié de la ville est déplacée par le conflit.

Ornella Bendolo, 23 ans, est une des victimes de cette explosion. Elle a été admise à l’hôpital, situé à côté d’un lieu où un nouveau camp de déplacés s’est établi. « Toute ma famille a été blessée. Une voiture est passée et ils ont jeté une grenade dans notre maison. Ma sœur, ma mère et un bébé de ma famille âgé de 8 mois ont été blessés par l’impact de la grenade », explique Ornella. Un autre blessé, un garçon âgé de 16 ans, est mort des conséquences de ses blessures avant qu’il ait pu être transféré à l’hôpital communautaire. La personne blessée de MSF n’a pas eu besoin d’être hospitalisée.

Situation tendue

Au moment des combats, une cinquantaine de personnes des alentours sont venues se réfugier à l’hôpital. Juste après les explosions, liées probablement à une tentative d’attaque du camp même si cela reste à vérifier, une équipe de MSF a tenté d’accéder à la structure de santé, mais les combats les ont empêché d’y parvenir. Quelques heures plus tard, un calme précaire est revenu dans le quartier.

A Bangui, la situation reste tendue, avec plus de 512 000 personnes déplacées (source OCHA) dans la ville, soit la moitié de la population totale de Bangui. Joachim Sadoum, 64 ans, est un des quelques habitants des alentours de Castor qui n’est pas parti pour protéger sa maison. « Près de 3500 personnes vivent ici, mais il n’y a presque plus personne depuis les attaques du 5 décembre », explique-t-il.  Samedi dernier, Joachim a quand même fui, et il souffre maintenant d’hématomes à la main et à la jambe. « Je suis né dans ce quartier, et je n’aurais jamais pensé vivre quelque chose comme ça. Nous n’avons jamais eu de problèmes jusqu’à présent », poursuit-il.

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