26.02.2010 - Haïti

MSF continue d'augmenter ses activités

Nos interventions continuent de se renforcer en Haïti, notamment pour les soins post-opératoires des blessés, les hospitalisations et les consultations de médecine générale pour les déplacés. Les équipes médicales travaillent sur vingt sites dans Port-au-Prince et au sud-ouest de la capitale.
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Port-au-Prince, Haiti, 11/02/2010.
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La capacité de prise en charge dans les structures MSF est montée à près d'un millier de lits.

La capacité de prise en charge dans les structures MSF est montée à près d'un millier de lits.

Plus de 28 000 patients ont été soignés depuis le tremblement de terre et près de 3000 interventions chirurgicales ont été pratiquées. Les équipes chirurgicales MSF opèrent actuellement dans douze blocs opératoires.

Les conditions de vie très précaires et le manque de latrines sont favorables à l'apparition de maladies. Face au retard dans les distributions d'aide, les équipes MSF ont déjà donné 5000 tentes et s'organisent pour en distribuer plusieurs milliers supplémentaires.

MSF a également distribué plus de 11 000 paquets de matériel de première nécessité, comprenant par exemple des couvertures, des ustensiles de cuisine, des produits d'hygiène.

Plus de 3000 personnes travaillent en ce moment en Haïti dans le cadre des opérations d'urgence de MSF, dont près de 2800 Haïtiens. Le personnel MSF haïtien s'est mobilisé très rapidement après le séisme pour participer aux secours, malgré la disparition de nombreux proches.

Géraldine Augustin, infirmière MSF haïtienne : « Le jour qui a suivi le séisme, alors que je pleurais encore la disparition de ma mère, j'ai pris tous les médicaments que j'avais, trouvé quelqu'un qui possédait une voiture et je suis partie soigner les gens qui avaient besoin d'aide. » raconte Géraldine, une étudiante qui termine ses études de médecine.

« Partout il y avait des blessés. J'ai rencontré une équipe MSF et ils m'ont dit que je pouvais leur envoyer les cas les plus graves. C'est comme ça que je suis entrée en contact avec MSF. Comme je n'ai pas encore mon diplôme de médecin, je travaille en tant qu'infirmière. Je fais toutes sortes de choses et tente de me rendre utile là où je peux. Je vois des patients qui souffrent énormément et la plupart d'entre eux sont traumatisés.

Les patients de l'hôpital sont constamment sur leurs gardes, ils croient qu'un autre séisme peut survenir à tout moment. Ils se demandent s'ils vont mourir, s'ils ont encore un avenir. Même sous les tentes de l'hôpital, les gens nous demandent si celles-ci peuvent s'effondrer sur eux en cas de nouveau tremblement de terre. »

Paul Gérard, kinésithérapeute MSF haïtien : « Etant nous-mêmes victimes de la catastrophe nous sommes un pont entre l'aide internationale et les rescapés » explique Paul Gérard, aussi connu sous le nom de Gerry, kinésithérapeute pour MSF depuis plus de cinq ans.

Il travaille actuellement dans un des centres MSF spécialisés dans les soins post-opératoires, basé dans le lycée Cent Cinquantenaire, auprès des patients souffrant de fractures ou qui ont été amputés.

«Aider les autres nous apporte énormément. Nous connaissons la région, nous savons ce que ressentent nos compatriotes et pouvons déterminer au mieux ce qu'il faut faire. Le fait que nous parlions Créole facilite également la communication.»

«J'aide les rescapés du séisme dans leur rééducation par des massages ou en proposant des exercices aux patients qui ont été amputés. Certains devront utiliser des béquilles ou des déambulateurs, et je m'assure que leur rééducation se fait correctement. Par rapport aux autres, je suis relativement chanceux mais je vis sous une tente et dépends de l'aide alimentaire pour survivre.» poursuit Gerry.

«Les gens appréhendent beaucoup la saison des pluies. Hier, nous avons eu un peu de pluie ce qui a déjà affecté les gens. Les sinistrés vivent sous des draps installés sur des couvertures, la plupart n'ont même pas de bâche en plastique à mettre sur leur tête. Beaucoup de matériel reste bloqué dans les entrepôts sans être distribué. Plus le temps passe, et avec l'arrivée prochaine de la saison des pluies, les gens risquent de perdre patience.»

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