23.07.2012 - Suisse

Conférence internationale sur le VIH/sida: pas le moment de crier victoire

L'épidémie de VIH/sida est loin d'être sous contrôle. Alors que la conférence internationale sur le VIH/sida s’est ouverte à Washington, MSF met en garde contre tout excès d’optimisme.
Mozambique, 18.07.2012
Pour élargir rapidement l’accès aux traitements, les ressources financières doivent être doublées.

«Le Programme des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) estime que plus de 1,4 millions de personnes recevaient un traitement antirétroviral l’an dernier. Ce chiffre témoigne d’un pas en avant mais qui n’améliore guère une situation dramatique», déclare Oliver Moldenhauer, de la campagne d’accès aux médicaments de MSF.

D’une part, sept millions de personnes dans le monde sont toujours en attente de médicaments antirétroviraux et près de la moitié en ont besoin pour leur survie. Pour élargir rapidement l’accès aux traitements, les ressources financières doivent être doublées. D’autre part, les médicaments contre le VIH/sida les plus récent sont souvent trop chers, parce qu’ils sont encore sous brevet et qu’il n’y a donc pas de concurrence de la part des producteurs de génériques.

Dans le même temps, l'Inde, qui est le plus grand exportateur de médicaments génériques, est de plus en plus exposé aux attaques juridiques et politiques, notamment de l’Union européenne et de la compagnie pharmaceutique suisse Novartis.

«Aujourd'hui, nous savons que le traitement constitue une prévention, fait valoir Oliver Moldenhauer. Les gens qui prennent des médicaments antirétroviraux sont beaucoup moins contagieux. Chaque traitement est donc un investissement judicieux pour l'avenir. Avec une action résolue et concertée de tous les acteurs impliqués, nous pourrions commencer à résoudre le problème.»

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