MSF est intervenue dans l’est du Tchad en 2006, une région en proie à de nombreux affrontements liés à la proximité du Darfour soudanais. Dans la ville frontière d’Adré, MSF était en charge de l’hôpital régional mais la gestion de l’établissement a été remise aux autorités au printemps 2010.
Au-delà de l’appui à un système de santé chroniquement sous équipé en moyens humains et matériels, MSF a dirigé son intervention vers les personnes les plus vulnérables, les enfants et les femmes, avec, par exemple, des campagnes de vaccination contre la rougeole ou la méningite. Depuis 2008, MSF prend en charge les femmes victimes de fistules obstétricales (blessures liées à l’accouchement) à Abéché, également dans l’est du Tchad.
En 2010, les Tchadiens ont dû faire face à une crise alimentaire majeure et à plusieurs flambées épidémiques, notamment de choléra, de méningite et de rougeole. Un quart des enfants de moins de cinq ans ont souffert de malnutrition aiguë dans la région sahélienne du Tchad occidental. MSF a soigné des milliers d’enfants et mis en place un centre de nutrition thérapeutique permanent à Massakory (ouest).
Les relations politiques entre le Tchad et le Soudan se sont améliorées en 2010, grâce à un accord entre les deux pays concernant la fourniture d’armes et la protection des groupes d’insurgés. Cependant, des affrontements sporadiques ont continué d’être rapportés au Tchad oriental et des employés humanitaires ont été victimes d’enlèvements, de vols et de violences.







